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Les fondateurs
 
 
1) Charles Joseph Utzschneider, né à Sarreguemines le 1er mars 1813. Il est le premier enfant du directeur de la faïencerie de Sarreguemines Paul Utzschneider. Le 13 juin 1849 il épouse Marie Anne Bataille, le couple eut trois enfants.
Actionnaire et administrateur dans la société de son père il s’occupe également de la fabrication de savonnerie et d’allumettes chimiques.
En 1864, avec son frère Maximilien Joseph et son neveu Edouard Jaunez, il devient co-créateur de la société de dallages  "Utzschneider & Edouard Jaunez".  Les premières dalles sont d’une si piètre qualité qu’il se retire de l’affaire.
Il est  élu conseiller général, puis en 1872 maire de Sarreguemines. Il est révoqué la même année pour avoir tenu des propos jugés trop francophile dans un discours.
Il décède à Sarreguemines le 4 mars 1876.

2) Maximilien Joseph Utzschneider, né à Sarreguemines le 27 février 1818. Il est le troisième enfant de Paul Utzschneider.
Le 20 octobre 1840 il épouse Elise Adélaïde Couturier mais en divorce le 10 septembre 1877 sans enfant. Il se remarie le 18 février 1880 avec Marie Louise Richstein, mère de deux enfants qu’il adopte.
Comme son frère il est actionnaire de la faïencerie et participe à la gestion des sociétés de savonnerie et d’allumettes chimiques. Il possède un moulin à plâtre et élève des chevaux et des vers à soie.
En 1864 avec son neveu Edouard Jaunez et son frère Charles Joseph il participe  à la création de la société de dallages « Utzschneider & Edouard Jaunez ». Contrairement à son frère il ne quitte pas cette société et participe à son développement. Il décède à Neunkich le 29 novembre 1891.

3) Edouard Jaunez, né le 29 septembre 1835 à Vaudrevange, dans une famille aisée,  originaire de Metz. Son oncle dont il reçoit le prénom est ingénieur en chef du cadastre de la Moselle et  maire de Metz de juin 1850 à  juillet 1854.
Son père Auguste, ingénieur de formation,  devient directeur des faïenceries de Vaudrevange   en 1828 et actionnaire des faïenceries de Sarreguemines à partir de 1838.
ImageLe 5 septembre 1860 Edouard Jaunez épouse Berthe la fille du Baron Alexandre de Geiger directeur des Faïenceries de Sarreguemines. Le couple eut un enfant.
En 1862 il participe  avec son père et ses frères à la construction de l’usine 3 des faïenceries de Sarreguemines dont il est le directeur pendant un an.
En 1864 Edouard Jaunez quitte la faïencerie de Sarreguemines, il s’associe à ses oncles par alliance et entreprend la fabrication de dallages.
Pour lancer la production ils achètent à Sarreguemines rue de Steinbach une ancienne tuilerie.
Malgré les difficultés rencontrées  il  persiste et met au point un carreau  à base de laitier de haut fourneau. Ce carreau appelé communément "carreau de Sarreguemines"  connaît un grand succès.
En 1873, Edouard Jaunez est élu Maire de Sarreguemines. Homme ambitieux, en quelques années il cumule de nombreux mandats locaux, départementaux, régionaux, avant d’être élu au Reichstag. Son influente  position politique, lui permet d’approcher Guillaume II empereur d’Allemagne. Initialement considéré comme un opposant il finit par faire allégeance à  l’empereur.
Le 11 mai 1904 Edouard Jaunez est anobli, une récompense  exceptionnelle en Alsace Lorraine. Dès lors il peut signer "Edouard Von Jaunez".
Le 11 mai 1905, l’empereur Guillaume II honore une invitation de Edouard Von Jaunez  qui le reçoit à Rémelfing dans son château pour déjeuner. Une demeure cossue qu’il a fait reconstruire en 1892-95 pour son fils Max.
En 1908 la société  obtient la concession pour le dallage en carreaux des casernes de l’empire et du réseau des chemins de fer de l’Est. Les affaires sont florissantes jusqu’en 1914.
C’est à Sarreguemines  que  Edouard Von Jaunez décède le 26 juin 1916.

  

Bref Historique du groupe.


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En 1864 les 3 sociétaires créent à Sarreguemines leur première usine de fabrication de dalles, pavés, frises et carreaux. L'affaire prospère rapidement d'autres usines et sites de productions sont ouverts :

en 1873 à Wasserbillig au Luxembourg
-  en 1892 à Paray-le-Monial (Saône-et-loire)
-  en 1876 à Jurbise en Belgique
-  en 1882 à Pont Sainte Maxence (Oise)
-  en 1891 à Zahna en Allemagne
-  en 1901 à Oberbetschdorf (Alsace)
 - en 1908 à Birkenfeld-Neubrücke en Allemagne

Les usines de Sarreguemines, Wasserbillig, Zahna et Birkenfeld-Neubrucke sont regroupées en une seule société dont la raison sociale est "Utzschneider & Edouard Jaunez".
A l’issue du premier conflit mondial, le 15 décembre 1919, lors de l’Assemblée Générale les sociétaires prennent la décision suivante : A partir du premier janvier 1920 la société en commandite « Utzschneider & Edouard Jaunez » formant jusqu’à  cette date une seule et unique société avec le siège à Sarreguemines est transformée en trois sociétés en commandites distinctes et indépendantes l’une de l’autre:
          1)    Sarreguemines –Wasserbillig
          2)    Zahna
          3)    Birkenfeld –Neubrucke
En outre la raison  sociale  est changée « Utzschneider & Edouard Jaunez » devient  pour ces nouvelles sociétés «Utzschneider  & Ed. Jaunez».

La société  Sarreguemines – Wasserbillig  crée la C.G.C.B.
Le  6 septembre 1921, lors de l’assemblée Générale, les actionnaires décident la fusion de Sarreguemines – Wasserbillig avec les usines de Oberbetschdorf, Pont Sainte Maxence, Paray-le- Monial et Jurbise. Cette union devient  la  «Compagnie Générale de la Céramique du Bâtiment» aussi appelé  C.G.C.B ou encore  CERABATI.
A noter que le groupe  la même année absorbe l’usine de grès Colesson à  Ecuisses (Saône-et-Loire) et crée en 1962 une nouvelle usine à Châteauroux.

Les usines issues des différentes Sociétés encore en activités sont :

-Châteauroux ( 270 salariés ) du groupe CERABATI 

-Oberbetschdorf ( 21 salariés ) du groupe CERABATI.

                   En 1992 CERABATI conserve les deux sites précités et rejoint le Groupe France Alfa - Finriwal
                   En 1995 le puissant groupe Italien Marazzi N° 1 mondial de la céramique se  porte acquéreur de cette nouvelle structure.
                   En 2002 CERABATI intègre le Groupe Céramique de France

-Zahna ( 70 salariés ) dont les actionnaires ont repris possession en 1989 au moment de la réunification de l’Allemagne. La nouvelle raison sociale de cette société est "Zahna Fleisen GmbH"